Action

Manifestation d'enfants à Paris (28 mars 2012 )

Chers tous, voici la deuxième lettre remise au personnel du Ministère de la santé à laquelle on m'a promis une réponse écrite cette fois-ci, et ci-dessous vous trouverez un résumé de ce qui nous a été dit !

Le 28 mars 2012 à 15 h, suite à une modeste manifestation avec un groupe d'enfants appartenant à une association de la banlieue parisienne avec d'autres enfants, nous avons été reçus ( trois enfants de 11, 12 et 14 ans, une maman et moi-même) au ministère de la santé par les deux personnes suivantes :

- Mme FAVROT, assistante du directeur général de la santé (Mr GRALL) et Mme Arila POCHET ; "chef du bureau de la sous direction de la prévention des risques liés à l'environnement et à l'alimentation" selon sa carte de visite et que je rencontrais ce jour-là pour la troisième fois...

Ces deux dames étaient très surprises de recevoir la visite d'enfants et de devoir répondre à leurs questions ! Mais elles leur ont tout de même accordé un moment avant de les faire sortir et de continuer l'entretien avec moi.

Un garçon de 11 ans a posé une question sur les codes "E..." ou les noms qui figurent sur les étiquettes et qu'on ne comprend pas toujours. Mme FAVROT a insisté en disant que tous ces additifs avaient été testés et autorisés et qu'il sont donc sans danger et il faut consommer les produits qui en contiennent qu'à petites doses.

Elle a aussi insisté sur le fait que nous n'avons pas le droit de dire que ces additifs sont des poisons car de nombreuses études réalisées par des chercheurs en Europe et aux USA ont prouvé qu'ils étaient sans danger.

Mais elle ne citait pas les études et encore moins les experts.

Il a été question de l'huile de palme et du soja dans une célèbre pâte à tartiner par une remarque du garçon de 11 ans, mais là Mme FAVROT a dit que lorsque son fils en mange (comment vérifier si c'est le cas) il n'en mange qu'une cuillère à café et pas une cuillère à soupe ! Ainsi, elle n'a pas répondu sur les effets de l'huile de palme ou du soja sur notre santé ! J'étais choquée mais à ce moment-là elle m'interdisait de parler !

Une élève de collège de 12 ans a expliqué qu'à la cantine du collège elle ne savait pas ce que contenaient les aliments et que ce n'est pas normal !

Mme FAVROT lui a expliqué qu'elle n'avait qu'à choisir les légumes et les fruits au lieu de prendre trop de desserts et que le PNNS conseillait de manger 5 fruits et légumes par jours. (http://www.mangerbouger.fr/)

L'élève a alors demandé "oui mais si c'est des légumes surgelés ?"

Mme FAVROT lui a répondu que rien n'était rajouté aux légumes surgelés (un autre mensonge!).

J'ai voulu parler des sauces en poudre mais elle m'a faite taire, voulant répondre aux enfants avant de les faire sortir.

Un enfant de 11 ans a expliqué que les ingrédients étaient écrits en trop petits et souvent difficiles à lire !

Mme FAVROT a osé répondre que c'était par manque de place sur l'étiquette mais qu'il pouvait être rassuré car " tout ce qu'il y a dedans c'est autorisé" mais elle a dit "l'étiquetage c'est pas nous !"

Ensuite nous avons appris par Mme POCHET qu'un groupe de travail dans un autre ministère travaillait sur la "dématérialisation de l'étiquetage", mais nous n'avons pas pu en savoir plus !

Il serait prévu qu'un jour les ingrédients soient écrits en plus gros... En attendant, achetez donc une loupe !

Le même enfant a expliqué que le gélatine de porc était très souvent utilisée dans les bonbons et que ce n'était pas toujours précisé sur les étiquettes !

Sur la table, j'avais apporté des guimauves colorées et un beau bocal de couenne de porc ; ingrédient de base de la gélatine.

Mme FAVROT a osé répondre à l'enfant qu'il n'était pas obligé de manger de bonbons et que de toute façon elle ne pensait pas que "chez HARIBO ils utilisent de la gélatine de porc" ! (mensonge)

Elle a dit que les enfants n' étaient pas obligés d'en consommer de si grandes quantités de bonbons !

La jeune collégienne avait un des panneaux réalisés par les enfants avec comme phrase : "LA VÉRITÉ SUR LES ADDICTIFS DOIT ÊTRE PUBLIC". Mme POCHET a donc dit qu'il y avait une faute et que le mot additifs ne s'écrivait pas comme ça ! J'ai rebondi en lui faisant remarquer que c'était un jeu de mots car certains additifs provoquent des addictions !
DIAPORAMA DES PANNEAUX

Mais Mme FAVROT m'a demandé de me taire sinon elle arrêtait la réunion !

Ensuite la jeune collégienne a osé rajouter : "Je trouve inconcevable que certains industriels s'en mettent plein les poches et que vous ne faîtes RIEN !"

Surprise, Mme FAVROT s'est contentée de répéter que tous ces additifs avait été autorisés donc sans danger !

L'adolescent de 14 ans a aussi demandé : " Vous faites des campagnes de préventions contre le tabac, l'alcool et la drogue et contre la malbouffe vous faites rien, pourquoi ? "

Mme FAVROT lui a répondu que nous ne pouvions pas considérer ces additifs comme de la drogue ! Je n'avais pas le droit de parler mais les mots étaient au bout de ma langue !

Les enfants ont été priés de partir avec la maman et nous avons donc continué toutes les trois ! Mme POCHET semblait très mal à l'aise !

1- J'ai tout de suite abordé le sujet des sauces en poudre dans les cantines qui prétendent sur le devant de la boite, qu' il n'y a pas de glutamate de sodium rajouté alors que deux additifs cités sous d'autres noms en contiennent !
(voir photos plus bas)

J'en avais une boîte devant moi et je leur demandais de faire analyser une partie de la poudre ! J'ai eu comme réponse "NOUS ON NE FAIT PAS D' ANALAYSES c'est à vous de le faire faire !" Si je découvre que cette sauce contient du E621 je dois m'adresser au service des fraudes !

Aucun commentaire sur les effets secondaires de cet additif car il n'y aurait pas de preuves à ce jour !

On m'a même dit " l'étiquetage c'est pas nous ! Nous on regarde la qualité selon les études de l'ANSES et des expertises ! "

Je leur ai expliqué que les premières études prouvant que le E621 provoque des troubles de la vue et des lésions cérébrales datent des années 50 ! Elles ont pris note...

2- Concernant l'aspartame, ces deux dames estiment que les preuves ne sont pas suffisantes et qu'ils faut attendre fin 2012 pour en savoir plus de la part de l'EFSA !

Je leur ai rappelé que le 17 juin dernier je leur avais apporté "sur un plateau doré" toutes les références scientifiques et les ouvrages, je leur ai demandé si elles avaient acheté ces ouvrages et si elles les avaient lus ! Pas de réponses, elles se sont regardées avec des gros yeux !

Mme POCHET a osé me dire que pour l'aspartame "on avait gagné dix ans car au lieu d'attendre 2020 le dossier serait révisé fin 2012 ! "

Là j'ai fermement demandé :
- " Mesdames, vendredi dernier un homme de plus de 60 ans m'a demandé mon livre pour son épouse de 62 ans qui après 10 ans de consommation quotidienne de chewing-gums sans sucre de deux grandes marques, a fait un arrêt cardiaque et elle est aujourd'hui handicapée, elle ne peut plus bouger ! Elle a gagné dix ans elle ? "

Réponse : - " Ah mais il faut réussir à prouver que c'était à cause de l'aspartame !"

Je demandais alors : " Et si on le prouve, on peut se retourner contre vous ? "

Réponse : " Non mais au ministère de la justice et envers l'ANSES ! "

Autrement dit "C'EST PAS MOI, C'EST L'AUTRE" !

Alors j'ai demandé : - " Faut-il que je vous amène un bébé atteint d'une tumeur au cerveau parce que sa mère a mâché des chewing-gums sans sucre pendant la grossesse pour que vous réagissiez ? "

Réponse : - " Il n'y a pas de preuves que l'aspartame provoque des tumeurs cérébrales ni de hausse du nombre de tumeurs au cerveau !" (encore un mensonge de plus)

J'ai expliqué que ce qu'elle venait de dire était faux et que dès les années 70 sur des rats et sur des singes on savait que l'aspartame pouvait provoquer des tumeurs cérébrales graves aux USA, elle a pris des notes surtout lorsque je lui ai dit qu'en 2007 il y a eu une hausse de 47 % de tumeurs cérébrales en Angleterre chez les moins de 15 ans !

3- J'ai demandé si elles avaient regardé le film "LA RÉPUBLIQUE DE LA MALBOUFFE" car Xavier DENAMUR demande à ce que l'on puisse savoir ce que mangent les enfants à la cantine et les personnes âgées dans les maisons de retraites !

Pas de réponses mais Mme FAVROT a pris note ... En ce qui concerne les autorités sanitaires je leur ai demandé si elles avaient vu le film de Marie-Monique ROBIN "NOTRE POISON QUOTIDIEN" où tous les conflits d'intérêts entre les lobbies et les experts des mêmes autorités sanitaires sont largement exposés, mais là aucune réponses elles ont pris notes !

Je leur ai demandé de signer la lettre que je leur remettais comme l'avait fait Mme TUCHMAN en juin 2011, mais Mme FAVROT a refusé de signer le document sous prétexte qu'elle avait bien noté notre RDV dans son agenda.

J'ai aussi demandé si le ministre de la santé avait bien lu mes lettres qui lui sont quand même adressées... Réponse : "Vous savez, il a son propre cabinet !" Je leur ai fait remarqué qu'elles représentaient le Ministre de la santé ...

Je leur ai montré aussi le nouveau livre du Pr MONTE "WHILE SCIENCE SLEEPS", d'où provient la photo de JOY dans la lettre remise , elles ont prit note sans commentaires !

Mme FAVROT a voulu terminer la réunion, elle était sans doute à court de mensonges, alors je leur ai proposé des guimauves de chez HARIBO qu'une femme enceinte m'avait données, elles n'en ont pas voulu ! Ces personnes ne mangeraient-elles pas les mêmes aliments que la population française ?

Lorsque j'ai repris dans mon sac mon appareil photo, Mme FAVROT s'est exclamée : " Qu'est-ce que vous prenez dans votre sac Mme GOUGET ? Vous avez tout enregistré ? "

Je lui ai montré que ce n'était qu'un appareil photo qui lui, ne prenait que des images et que j'attendais avec impatience des réponses écrites à mes deux lettres !

Nos deux "responsables" des risques pour notre santé liés à l'alimentation sont reparties au fond des couloirs sans fin du Ministère de la santé ...

Pour ma part, je n'ai jamais rencontré une personne d'aussi mauvaise fois qui ose mentir de la sorte aux enfants que Mme FAVROT !

J'ai retrouvé une partie des enfants qui m'attendaient dehors avec les policiers et je vous rassure les enfants ont bien compris que nos deux interlocutrices étaient loin de nous avoir dit la vérité.

Il nous reste encore de quoi faire ! Aidez-nous à informer des milliers d'enfants !

Affaire à suivre chers lecteurs de tous les âges !

Corinne GOUGET

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